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  • 16/05/1981
Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 20:36

Officiellement, l'est de la République Démocratique du Congo n'est pas un pays en guerre et pourtant il se voit confronté a un conflit armé quasi ininterrompu depuis 1998. Lors des guérillas, les violences sexuelles se sont ajoutées aux nombreux drames dont souffre la population. Ces violences sont omniprésentes et d'une ampleur sans précédent dans quelconque conflit. Aujourd'hui, le viol massif apparaît comme une nouvelle arme de guerre.

« L'acte est organisé et programmé dans le but de détruire non seulement la victime individuellement mais également les communautés. Le viol renverse les liens sociaux et familiaux. Dispersant les individus, il perturbe l'organisation même de la société. » (Observatoire international de l'usage du viol comme tactique de guerre, fondé par Caritas en 2005)

 

En réponse à cette réalité, Médecins Sans Frontière a décidé d'en soigner les victimes. MSF a reçu, en consultation, plus de 4000 personnes ayant subies des violences sexuelles, rien que dans la région du Nord Kivu, en 2009. 20% de ces dernières étaient des mineurs.

Cette ONG leur offre une prise en charge relativement brève. Effectivement, les psychologues estiment que des personnes qui vivaient normalement avant de subir des violences, peuvent se remettre des troubles psychiques avec une prise en charge qui ne dépasse pas une durée de 3 mois.

Les victimes sont donc accueillies par des équipes d’infirmières consultantes. Leur travail est de  déterminer les faits, d'évaluer leur état physique et psychologique et de leur apporter une aide sociale, afin de réduire les risques de récidive.

Le soutien psychologique, apporté par les consultantes, s’appuie principalement sur l’écoute sans jugement. Elles adoptent une attitude douce, attentive et bienveillante, font preuve de disponibilité et use de paroles rassurantes.

Suite à ce premier entretien, les infirmières réfèrent, aux psychologues, les personnes qui entrent dans des critères de gravité prédéfinis.

La prise en charge psychologique nécessite au moins 3 consultations. Elles permettent de diminuer l'impact de la violence, de rassurer et d'aider la victime à repérer s'il y a dans son entourage une personne de confiance qui peut l'écouter. Mais compte tenu de la phase de latence spécifique à l’éclosion des troubles post-traumatiques, il est proposé une consultation supplémentaire un mois plus tard.

Pour les patientes qui présentent des troubles psychiques plus important, il leur est proposé des consultations jusqu’à la diminution des symptômes et à l’apparition d’un mieux-être durable.

Parallèlement à ces consultations, les patients bénéficient de consultations médicales.

 

Malheureusement, en dehors de MSF peu d'acteurs sont investis dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles.

Pour cause, la plupart de ces violences ont lieu dans les milieux reculés, où régissent les bandes armées, mobiles et cachées. La sécurité des intervenants est alors compromise et beaucoup de structures ne souhaitent pas faire courir de risques à leurs employés.

Cette activité implique également de lourdes responsabilités professionnelles, humaines et sociales. Les infirmières sont confrontées à des victimes qui dénoncent un crime et donnent parfois le nom de l'agresseur présumé. Il peut s'agir de policiers, de militaires ou même de civils socialement importants.

Les lieux d'agressions sont aussi quasiment inaccessibles, par manque de route.

A cela s'ajoute que dans le contexte du Nord Kivu, il est difficile de mener une psychothérapie suivie.

« Préciser la date d’un rendez-vous est déjà chose difficile ! Et il faut bien comprendre que si un patient trouve mieux à faire pour sa survie ou ses relations sociales et familiales, il lui sera bien difficile de donner la priorité au respect d’un rendez-vous de psychothérapie ! » (Pierre-Alexi DEMAY, psychologue coordinateur chez MSF.)

La plupart des victimes ne connaissent pas la psychologie. Elle n'existe pas dans la culture populaire, au contraire des pays occidentaux. La culture locale et la violence présente en RDC, ne facilitent pas l’expression verbale et émotionnelle. Les femmes en particulier depuis leur enfance ont appris à endurer beaucoup et à souffrir physiquement et moralement. Elles n’ont pas l’habitude de penser à elles et de s’écouter quand elles souffrent.

De plus, en RDC, il est honteux pour une femme d'avoir été abusée. Les femmes violées seront déniées par leur mari, leur famille, tout leur milieu social.

« Depuis que j'ai été violée en aout 2002, je vis dans la peur. Mon mari m'a abandonnée avec mes huit enfants, et deux d'entre eux sont morts de faim depuis. J'ai perdu beaucoup de poids. Je souffre d'insomnies et je n'ai plus la force de m'occuper de mes enfants. Mon mari dit que si je guéris, il me reprendra peut être, mais il a déjà peut être trouvé une autre femme maintenant » (une femme violée)

Ce travail demande donc beaucoup de douceur, de calme et de tact et beaucoup de mots posés par les psychologues pour gagner leur confiance et les inviter à s’exprimer.

Il s'agit, pour beaucoup, d'un travail d’écoute et d’observation des moindres détails afin de comprendre ce que vit, pense et ressent la patiente.

Parler de l’agression ne peut pas toujours se faire à la première séance. Souvent les difficultés économiques et sociales sont mises en avant et il faut savoir les écouter. Ainsi, la thérapie doit prendre en compte les implications sociales, économiques et culturelles. En cela c’est une psychologie clinique et sociale. Le travail psychothérapeutique de pensée et d’expression va permettre une récupération des capacités de vivre normalement, d’avoir de nouveau un minimum confiance en d’autres hommes, de faire des projets, de créer, d’avoir suffisamment de plaisir à exister et une bonne estime de soi.

Mais la blessure psychique profonde ne s’efface pas, elle laisse des traces et une cicatrice qui, chez certaines femmes, pourra être de nouveau douloureuse en d’autres occasions. Au moins auront-elles eu l’expérience du bienfait de parler et d’être écoutées, et peut-être sauront-elles alors trouver à qui se confier.

« C'est la première fois que je raconte mon histoire à cause de la honte et du déshonneur que je ressens en moi. Au moment de l'évènement, j'habitais un campement dans la brousse, pour me cacher et pour échapper à la guerre. Un jour, je suis partie récolter un peu à manger dans les champs. J'étais en train de travailler la terre quand j'ai entendu quelqu'un crier. Des hommes armés sont alors apparus devant moi. J'ai essayé de fuir, mais un des hommes m'a attrapée par la main et jetée à terre. Il m'a menacée de me tuer si je bougeais. Il m'a ôté les vêtements que je portais et a commencé à me frapper. Ensuite, il m'a violée. Il a introduit ses doigts dans mon corps et m'a dit que s'il avait une machette il me couperais. Je n'ai pas arrêté de pleurer et j'étais horrifiée d'être forcée de faire une chose pareille à mon âge. J'ai attendu la nuit pour rentrer chez moi, en cachant ma nudité dans le noir. Comme je suis vielle, j'ai eu très mal au vagin et au pelvis. Mais surtout, je suis en colère et je pleure chaque fois que je revis l'évènement dans ma tête »

(Femme de 70 ans violée en janvier 2002)

 

Pour visualiser les photos de l'action de MSF au Nord kivu, cliquer sur le lien suivant

 

http://laetitialegrand.over-blog.com/album-1798958.html

 

Par Laetitia Legrand
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 14:46

La Polynésie française, située dans le sud de l'océan pacifique, est un ensemble de 5 archipels français, composés de 118 îles dont 67 habitées : l'archipel de la société avec les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et l'archipel des Marquises.

 

L'archipel de la Société, les îles mythiques

L’archipel de la Société est un ensemble d’îles hautes tropicales ceinturées de lagons, dont la principale est Tahiti, la plus grande des îles polynésiennes. Cet archipel compte, en outre, Moorea, Huahine, Raiatea et Tahaa, la célèbre Bora Bora et Maupiti.

 

Tahiti, une île à part entière

Deux volcans posés sur une mer d’émeraude donnèrent naissance au mythe du paradis, aujourd’hui indissociable de la plus grande des îles polynésiennes (1042 km²) : Montagnes escarpées nimbées de nuages et vallées profondes, fougères luxuriantes, rivières aux eaux vivifiantes et plages de sable noir se trouvent sur cette « île d’amour » aux reliefs quasi inviolés.

 

Moorea, l'île magique

De magnifiques jardins endémiques, un environnement naturel préservé et un mode de vie conciliant modernisme et tradition, un village polynésien pour découvrir la Polynésie d’autrefois.

 

Tetiaroa, l'île aux oiseaux

Ravissante couronne d'ilots coralliens refermés sur l'"éblouissement immobile" d'un lagon cristallin, Tetiaroa était le séjour de prédilection de la famille royale de Tahiti, qui y donnaient d'interminables fêtes et festins. Lors du tournage des Révoltés de la Bounty, Marlon Brando tombé sous le charme, acheta l'atoll. Une douzaine de motu, qui ne sont en fait que d'immenses plages de sable blanc, ombrées de cocotiers, et du feuillage si fin des Aito, sont réparties sur le pourtour du récif en anneau fermé.

 

Raiatea, l’île sacrée

Raiatea, berceau de la Polynésie recèle des trésors archéologiques (marae) témoins d’une histoire et d’une culture riches et encore bien présentes. On y trouve des baies profondes et multiples, un environnement préservé et spectaculaire (cratères, cascades), des conditions de navigation optimales, une rivière navigable (Faaroa), une nature généreuse propice à la culture de la vanille et abritant une plante unique au monde : l’étrange Tiare « Apetahi »

 

Tahaa, l’île Vanille

Enceinte dans le même lagon que Raiatea, Tahaa de part son relatif isolement a su préserver le charme et l’authenticité de la Polynésie d’antan. Il s'agit d'une île sauvage à la végétation luxuriante, posée sur un lagon d’émeraude, cerclée de motus paradisiaques. Un véritable aquarium géant, où l'on peut observer murènes, requins gris, napoléons, bancs de bécunes et carangues ainsi que jardins de corail enchanteurs. 80% des récoltes de vanille de Polynésie étant produites à Tahaa, on y visite des vanilleraies en écoutant l'explication du processus de maturation de la vanille. On y découvre aussi la perle dans son environnement authentique, lors de visites guidées au sein d’une ferme perlière familiale.

 

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8.Tahiti et ses iles 8.Tahiti et ses iles

 

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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /Mai /2010 20:21

Le Carnaval de Paris passe l'épreuve de la Grande Guerre : dès mars 1919, le cortège de la Mi-Carême défile à nouveau. Les ennemis du Carnaval parviennent cependant à faire interdire l'usage des confettis sous de fallacieux prétextes d'hygiène et économie. Les confettis propageraient des maladies et les ramasser coûterait trop cher. Comme ils continuent à être autorisés et largement utilisés ailleurs, par exemple au Carnaval de Nantes, un journaliste de l'époque fait malicieusement remarquer que les confettis ne rendent malades qu'à Paris. En fait les interdictions du Carnaval se doublent toujours de prétextes divers. On empêche la fête pour des raisons de morale, hygiène, économies, manque d'argent, lutte contre le bruit, nécessité de ne pas troubler la circulation automobile, etc. Ce genre de discours justificateurs apparaît dès le XVIe siècle. Par exemple on interdit les masques en raison des désordres que leur vente pourrait occasionner.

Pourtant, durant des siècles, le Carnaval de Paris est l'un des plus importants du monde. Succédant à la Fête des Fous c'est est une très grande fête dès le XVIe siècle.

Oublié durant 45 ans sa renaissance est initiée par Basile Pachkoff en 1993. Il reprend alors la tradition carnavalesque parisienne par la date de son défilé, le dimanche Gras, son parcours qui traverse Paris de la place Gambetta à l'Hôtel de Ville. La présence d'une vache en tête de cortège évoque la Promenade du Bœuf-Gras, l'autre nom historique du Carnaval de Paris.

Aujourd'hui nous pouvons parler de déambulation festive, performance collective, parade musicale...

Le Carnaval de Paris est un événement festif et convivial qui connaît un succès grandissant. C'est un carnaval populaire qui fédère autour de lui habitants, acteurs locaux, artistes de rue, plasticiens et musiciens.

C'est maintenant l'association MACAQ (Mouvement d'Animation Culturelle et Artistique de Quartier) qui gère son organisation.

En 2010, le Carnaval ayant lieu le même jour que la fête des amoureux, le thème était les couples improbables.


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7.Carnaval-de-Paris 7.Carnaval-de-Paris


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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 18:11

 

La Marquise est un hôtel particulier du XVIIème, classé monument historique, vide depuis 1963 et occupé depuis octobre 2009 par le collectif Jeudi Noir. Par cette réquisition citoyenne, le collectif entend tirer la sonnette d'alarme sur la crise du logement en France, qui touche dix millions de personnes alors que tant de bâtiments sont vides. Outre les logements qui permettent de loger 33 étudiants et jeunes actifs précaires, le bâtiment dispose de grands espaces dédiés spécifiquement aux activités culturelles. Tous les jours, La Marquise met ainsi quatre salles à la disposition de nombreuses troupes pour des répétitions de théâtre, danse et musique.
De nombreux événements sont organisés ponctuellement :
  • MarquisArt propose chaque mois des parcours guidés à l’intérieur du bâtiment avec à chaque nouvel espace, une performance artistique. L'objectif est de rendre accessible la beauté du lieu et de mettre en valeur la manière dont des artistes appartenant à des horizons divers interprètent cet espace à travers leurs créations. La dernière édition avait accueilli une vingtaine de performances tout au long de la journée.
  • Depuis maintenant six mois et dans le cadre du Cinégraine, un film ou un documentaire est diffusé tous les lundi soir, suivi d'un débat. De nombreux thèmes ont été abordé à travers différents cycles : le logement, l'éducation, la décolonisation, les droits de la femme et même la science-fiction.
  • En attendant d'être relogé par la mairie du XIIIème arrondissement, l'association Le Barbizon organise tous les mois des projections de films ou de documentaire à la Marquise.
  • Dans le cadre du Festival des résistances et des alternatives de Paris (FRAP), la Marquise accueille le 13 mai 2010 la journée Sextaz, avec deux débats sur le thème de la sexualité, deux concerts (du violoncelle au punk) et une pièce de théâtre.
  • Les 29 et 30 mai 2010, l'association La Mare aux Diables organise Ludicité, le 4ème festival indépendant du jeu.
  • Toutes les deux semaines, des portes ouvertes sont organisées avec des concerts, comme celui de La Compagnie Jolie Môme, des pièces de théâtre et des expositions de peintures, sculptures et photographies.

Pour mener à bien toutes ces activités les habitants s'évertuent à perpétuellement réparer, astiquer, choyer tous ses espaces.


L'occupation de la Marquise est soutenu, entre autres, par le Conseil de Paris, le Président du Conseil Régional Jean-Paul Huchon, La Conseillère régionale Cécile Duflot, la Députée de la première circonscription de Paris Martine Billard, le Député Étienne Pinte et l'ancien Ministre de la culture Jack Lang.


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2.La marquise au quotidien 2.La marquise au quotidien

 

Par Laetitia Legrand
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 00:29
 

Le 6 janvier 2010, les habitants du squat dénommé « La Marquise », ainsi que certains membres du collectif Jeudi Noir, sont assignés à comparaitre devant le tribunal d'instance du V arrondissement de Paris.

La propriétaire des lieux aurait aimé que « les choses ne se passent pas devant un tribunal ».

Mais elle est placée sous la tutelle complète de l'état depuis le 2 octobre 2009.

C'est donc sa tutrice qui réclame 115 000 euros par mois d'occupation ainsi que l'expulsion des étudiants et jeunes précaires qui vivent dans le bâtiment.

Pour voir les photos cliquez sur le lien suivant  :

Procès de la place des Vosges Procès de la place des Vosges

Par Laetitia Legrand
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