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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 17:33

Fin des vacances, du congé maternité, paternité ou parental. Dans tous les cas, il va falloir choisir comment faire garder ses chérubins. Un vrai parcours du combattant. Quelle solution favoriser entre crèche collective, familiale, parentale ou d’entreprise ? Vaut-il mieux les faire garder à son domicile ou à celui d’une tierce personne ? Avantages, inconvénients, coût, autant de questions préoccupent beaucoup de parents en cette période de rentrée scolaire.

Nous vous proposons de vous présenter rapidement les différents modes de garde d’enfants qui sont à votre disposition. Nous vous donnons, ainsi, des pistes pour mettre en place la solution qui convient le plus à vos attentes.

 

La crèche collective

Les enfants y sont accueillis de 3 mois à 3 ans. Un médecin est affecté à la crèche et la directrice est titulaire d’un diplôme d’état de puéricultrice. Un(e) auxiliaire de puériculture s’occupe de 5 à 8 enfants (selon qu’ils marchent ou non). L’avantage de la crèche collective est que l’enfant est en contact avec d’autres petits, ce qui favorise sa socialisation. Les activités proposées sont nombreuses, variées, adaptées et l’équipe a souvent un projet pédagogique. Par contre, les horaires sont très rigides. L’obligation de faire venir ou de payer un nombre de jours minimum, peut également être un inconvénient si les parents ne travaillent qu’à temps partiel. De plus, les crèches n’acceptent pas les enfants malades, ni les traitements médicaux. Pour le coût, il est en fonction des revenus des parents. Le tarif peut varier entre 5 à 30 euros par jour. Il n’y a pas d’aides de la caisse d’allocation familiales, par contre 25% des sommes versées peuvent être déduites des impôts.

 

La crèche familiale


Les enfants y sont accueillis de 2 mois et demi à 3 ans. Comme pour les crèches collectives, les crèches familiales sont dirigées par une puéricultrice diplômée d’Etat. L’enfant est accueilli la majeure partie du temps chez une assistante maternelle et, une ou deux fois par semaine, la crèche prend le relais pour des activités d’éveil avec d’autres enfants. Ce mode de garde est idéal la première année, car il permet au tout-petit de vivre dans une ambiance plus « cocon » et d’être sensibilisé doucement à la socialisation. De plus, l’enfant a moins de risques d’être malade et en cas de rhume, il sera accueilli chez l’assistante maternelle. Les horaires sont en général, beaucoup plus souples que dans les crèches collectives. Le principal inconvénient serait de ne pas s’entendre avec l’assistante maternelle, dans la mesure où elle est choisie par la directrice. Le tarif dépend des revenus des parents et du nombre d’enfants à charge. Avec un seul enfant à charge, l’heure de garde représentera 0,05% du revenu net fiscal annuel, 0,04% avec deux enfants, 0,03% avec trois enfants et 0,02% avec quatre enfants.

 

La crèche parentale


Les enfants y sont, généralement, accueillis de 2 mois et demi à 3 ans. La crèche parentale fonctionne sur le même principe que la crèche collective sauf qu’elle est autogérée par les parents. Ces derniers mettent en place le projet administratif et définissent le projet pédagogique. Ils participent, bénévolement à la garde des enfants, aidés par des puéricultrices. Ce qui rend le système un peu plus souple que les crèches collectives. De plus l’enfant aura la chance de voir un peu plus ses parents. La crèche parentale n’accueillant pas beaucoup d’enfants, la découverte de la vie en collectivité se fait dans une structure plus intime. Par contre, les parents doivent consacrer une demi-journée voir une journée par semaine à la garde des enfants. De plus, il n’est pas toujours évident de garder son enfant en même temps que d’autres enfants. Le système de calcul pour le tarif est identique à celui de la crèche familiale.

 

La crèche d’entreprise


Les enfants y sont, généralement, accueillis de 2 mois et demi à 4 ans. Jusqu’à 40 enfants, la crèche est sous la responsabilité d’une éducatrice de jeunes enfants diplômée d’Etat, au-delà c’est une puéricultrice également diplômée d’Etat ou un médecin qui en assume la direction. La limite d’âge étant supérieure aux autres établissements, les éventuels problèmes de garde entre la sortie de la crèche et l’entrée à l’école maternelle sont limités. De plus, les horaires présentent l’avantage de se calquer sur ceux des salariés, ce qui apporte une vraie tranquillité d’esprit et une meilleure qualité de travail. Aussi, la proximité du lieu de garde avec le lieu de travail des parents, permet à ces derniers de pouvoir voir leurs enfants lors des pauses déjeuné. Ils peuvent également se rendre sur place très rapidement en cas de problème. Le tarif est calculé en fonction des revenus, du nombre d’enfants à charge et du nombre d’heures de garde. Pour un enfant à charge, la participation est de 0,06% du revenu mensuel net fiscal, pour deux enfants de 0,05%, pour trois enfants de 0,04% et pour quatre enfants de 0,03%.

 

L’assistant(e) maternel(le)


Elle/Il est agréé(e) pour garder, à son domicile, 1 à 3 enfants âgés de 2 mois et demi à 6 ans. Elle/Il a reçu une formation de 60h pour pouvoir obtenir un agrément, valable 5 ans (renouvelable). Le nombre de jours de garde ainsi que les horaires de présence de l’enfant sont négociables. Même s’il est malade, en dehors des maladies infantiles, et avec fièvre raisonnable, il sera gardé. Ce système est donc plus souple que celui des structures collectives. De plus, les parents peuvent demander de respecter leurs choix éducatifs. L’environnement familial et personnalisé recréé autour de l’enfant lui permet de vivre ses journées comme à la maison. Ainsi, de tous les modes de garde, en dehors du domicile, c’est celui qui correspond le mieux aux besoins des plus petits. La présence d’autres compagnons de jeu est également un élément positif car il permet à l’enfant de doucement développer sa socialisation. En revanche, les activités d’éveil sont plus limitées qu’à la crèche. Par ailleurs, les parents étant employeurs, ils doivent remplir plusieurs démarches administratives telles que l’établissement d’un contrat de travail. En outre, si l’assistant(e) maternel(le) est malade, il faudra trouver un(e) remplaçant(e). Le prix, de 34,15€ correspond à une journée de 10h de présence, au-delà, elle/il peut demander un supplément horaire. A ce salaire s’ajoute des indemnités journalières qui varient de 1,52€ à 7,50€. Les cotisations sociales sont prises en charge par la caisse d’allocation familiale et 25% des sommes engagées sont déductibles des impôts. Seuls les jours de garde effectifs sont à payer.

 

La halte-garderie

Les enfants y sont accueillis de 3 mois à 6 ans. L’équipe est constituée d’un(e) directeur/trice, un(e) éducateur/rice de jeunes enfants, assisté(e)s par des auxiliaires puériculteurs/trices. Elle accueille les enfants uniquement à temps partiel, en général pas plus de deux jours et demi par semaine, ou de façon occasionnelle, un après-midi ou une matinée. C’est donc le mode idéal pour permettre aux parents de se libérer quelques heures, tout en favorisant l’éveil de l’enfant et son apprentissage de la vie en collectivité. Par contre, les horaires risquent d’être justes si les parents travaillent à temps partiel. De plus, les repas ne sont pas toujours assurés, les parents doivent alors le fournir. Les prix sont calculés soit à l’heure, à la demi-journée ou à la journée et varient de 1 à 5 euros, en fonction des revenus des parents. Il est possible de déduire 25% des sommes engagées des impôts.

 

Le jardin d’enfants

Il existe deux sortes de jardins d’enfants, les municipaux et ceux qui dépendent de l’office public des habitations à loyer modéré. Dans ces deux structures, la qualité d’accueil et les moyens mis en œuvre sont équivalents à ceux des crèches : personnel permanent, suivi médical, groupe restreint d’enfants, activités variées. Des facteurs qui préparent les enfants à la vie collective. La direction est assurée par une puéricultrice ou une éducatrice de jeunes enfants, diplômée d’Etat. Les jardins d’enfants municipaux accueillent les petits ayant entre 2 et 4 ans et dont les deux parents travaillent. Ceux de l'OPHLM prennent les enfants de 2 ans à 6 ans et demi. Les locataires de l'OPHLM y sont prioritaires. Le tarif se calcule en fonction des revenus, du nombre d’heures de garde et du nombre d’enfants à charge. Pour un enfant à charge, la participation est de 0,06% du revenu annuel net fiscal, pour deux enfants de 0,05%, et pour trois enfants de 0,04%. Il est possible de déduire 25% des sommes engagées des impôts.

 

L’employé(e) familial(e)

Il est possible de l’employer pour s’occuper des enfants ainsi que de certaines tâches domestiques. La loi permet de l’engager 48h par semaine. Toutefois, ces heures se décomposent entre le travail avec les enfants, les tâches ménagères et les heures de « travail responsable ». Les temps de sieste, par exemple, sont des heures de « travail responsable ». Moins de stress pour les horaires à respecter, le linge à laver, la maison à ranger, les refus de garde en cas de maladie…L’enfant garde ses repères et n’a pas à aller à la garderie après une longue journée d’école. En revanche, il n’aura pas beaucoup de contacts avec d’autres enfants. De plus, ce mode de garde est très onéreux. La loi impose de respecter le salaire minimum horaire brut. Il est toutefois possible d’obtenir des allocations familiales calculées en fonction de l’âge des enfants et du revenu annuel net fiscal des parents.

 

La garde partagée

L’enfant est gardé par un(e) employé(e) familial(e). Il est obligatoirement gardé en alternance au sein des résidences des deux familles. Une agence de garde d’enfants à domicile peut mettre en relation des familles. Les avantages sont les mêmes qu’avec une nounou personnelle. À cela, s’ajoute la présence d’un ou plusieurs autres enfants qui favorisera sa socialisation. De plus, les frais sont divisés par deux. Par contre, le fait de changer trop souvent de lieux et de repères ne convient pas à tous les petits. Il est également parfois difficile d’accepter certaines différences dans le mode de vie des autres. Le salaire minimum horaire brut doit être respecté. Les parents ne payeront, chacun, que les heures durant lesquels leur enfant aura été gardé. Chaque famille peut prétendre à une aide fiscale ainsi qu’à des allocations. Leurs montants sont calculés en fonction du revenu annuel net fiscal et du nombre d’enfants à charge. Les frais réels sont déductibles à 50% des impôts.

 

La/le jeune fille/homme au pair

Il s’agit d’un(e) étudiant(e) âgé(e) de 18 à 30 ans. Il/elle ne garde l’enfant pas plus de 30 heures par semaine et pas plus de 5 heures par jour. Il/elle a droit à un jour de repos tous les sept jours, dont obligatoirement un dimanche par mois et une semaine de vacances tous les six mois. Il/elle doit être recruté(e) pour une période minimale de trois mois et maximale d’un an, renouvelable six mois. Pour s’en séparer un préavis de deux semaines est obligatoire. Si la/le jeune fille/homme est étranger(e), l’ouverture sur une autre culture peut être très enrichissante pour l’enfant. De plus, les parents n’ont plus à se stresser sur les horaires du soir. En échange des heures de garde accomplies, seront fournis le logement, la nourriture et de l’argent de poche. Le montant de ce dernier doit être, au minimum de 233,25 euros, par semaine. Les cotisations sociales s’élèvent à 480 euros par trimestre. Par contre, il n’est pas possible de bénéficier d’aides financières ou de crédit d’impôt.

 

Le/la baby-sitter

Les parents font appel à un(e) baby-sitter soit de façon ponctuelle pour sortir un soir, soit de façon régulière pour aller chercher leur enfant à la crèche, à l’école ou encore le garder le mercredi. En garde occasionnelle, il/elle permet au couple de se préserver des moments de vie à deux. En garde régulière, pour la fin d’après-midi, il/elle évite le stress des retours bousculés à la maison. En ce qui concerne le tarif, le salaire minimum horaire brut doit être respecté. Il est possible d’utiliser les chèques emploi-service ou les titres emploi-service. Ils donnent droit à une réduction d’impôt de 50% du montant des heures effectuées.

 

 

 

 

Par Laetitia Legrand - Publié dans : Féminin
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